Ma passion en mots et en images…

Il y a un an, j’ai mis en suspend ma passion : la course automobile. Ce sport que je pratique depuis mes 13 ans en tant que copilote aux côtés de mon père m’a permis de développer de nombreuses qualités incluant la patience, la persévérance et la concentration, mais aussi de prendre conscience que rien n’est joué d’avance et par-dessus tout, que rien n’est jamais perdu.

Les trois secondes précédant le top départ des organisateurs semblent une éternité, la pression monte et j’entends mon coeur battre la chamade. Un coup vif sur l’accélérateur et nous sommes partis. Rien n’égale cette dose d’adrénaline, ce coup de boost, ces week-ends durant lesquels plus rien ne compte. Au fin fond de la brousse sénégalaise, la volonté de vaincre et mon instinct dirigent mes actions. Je hurle les notes du road book dans le sitcom pour diriger mon père qui suit la route et mes instructions, je valide les points, fait de mon mieux pour ne pas nous envoyer dans le décor comme ça a pu nous arriver d’autres fois et rien ne m’a jamais paru plus naturel.

Au milieu de ces férus d’automobiles approximativement tous âgés de la quarantaine, je suis l’une des rares femmes à avoir le courage d’embarquer dans le véhicule et sur ce plateau nous sommes trois. C’est comme si j’étais née pour ça, que ma destinée était de me retrouver là, près de mon père. Mais les moments de courses ne sont pas les seuls importants durant ces week-ends : une fois que l’adrénaline retombe, que le casque et la combinaison ont été troqués contre un jogging confortable après une douche ; c’est l’heure du bivouac. Ces nuits finissant souvent tard, entourées de personnes connues depuis tant d’années, ces moments durant lesquels plus aucune concurrence n’existe et seule notre passion commune subsiste.

Puis le départ le lendemain matin où il n’y plus que la piste et nous, où la concurrence reprend le dessus. Toutes ces fois où la course semblait perdue : trop de pénalités, trop d’inattentions, les pannes, les casses, les accidents… Finalement, c’est dans les moments où la victoire semblait improbable que nous réussissions l’infaisable. Et enfin, le passage de la ligne d’arrivée : le soulagement, la remise des prix, l’épuisement ; ce moment où tout retombe et où se mêlent excitement et nostalgie.

Chaque mois tout recommence et même si ces moments sont, en apparence, semblables, chaque course est un moment unique avec ses événements et ses aléas.

Chaque course est un moment indescriptible, que essayé de vous faire ressentir au travers de cet article et de cette vidéo :